La nouvelle passion de Marylène

Première interview de l'année avec Marylène. Après un cru 2007 riche en émotions, avec notamment la grande fête organisée pour ses 30 ans de carrière, Marylène entame 2008 en se lançant dans une nouvelle aventure : la peinture sur toile. Entre deux coups de pinceau, Marylène se confie...

Après la télé, la chanson, le cinéma, la pub, tu ajoutes une nouvelle corde à ton arc : la peinture ! Il s'agit d'un registre dans lequel on ne t'attendait pas...Comment est née cette passion?

En fait, j'ai toujours adoré dessiner. Très jeune déjà, je passais des heures à faire des croquis, des portraits, des paysages... Plus tard, j'ai souvent été séduite par les oeuvres de grands peintres. Et je me disais que j'aimerais beaucoup passer des crayons aux pinceaux. C'est un rêve présent en moi depuis des années, mais que j'ai longtemps différé pour de multiples raisons. Je me disais que je m'adonnerais à cette passion quand je disposerais de plus de temps, à l'âge de la retraite... (Rires) Puis, suite à certaines rencontres déterminantes, et sur les conseils d'artistes confirmés que j'ai eu l'occasion d'interviewer dans mes émissions, c'est devenue une sorte d'urgence et j'ai décidé de franchir le pas !

J'imagine que tu dois avoir un peintre favori...

Oui, bien sûr... J'ai une véritable passion pour les grands impressionnistes et en particulier pour celui qui leur a ouvert la voie : Claude Monet. Ses toiles m'enchantent et dès que j'en ai l'occasion, j'achète toutes les reproductions que je peux trouver dans les boutiques spécialisées. Je suis allée visiter les célèbres « Jardins de Giverny » qui ont si souvent inspiré ce grand maître, et j'ai aussi visité la demeure où il a passé une grande partie de sa vie. Cet endroit est magique, c'est un véritable petit paradis sur terre. On s'y promène dans un foisonnement de fleurs, de parfums et de couleurs qui ravissent le regard autant que l'âme. C'est toute cette atmosphère qui se dégage des toiles de Claude Monet !...

T'inspires-tu de Claude Monet pour la réalisation de tes toiles?

Non, pas du tout... J'essaie avant tout de laisser libre cours à mon imagination. Je tiens à préciser que je n'ai aucune technique de base, si ce n'est celle que j'ai acquise au fil de mes premiers essais. J'envisage d'ailleurs de prendre quelques cours afin de me perfectionner dans certains domaines. La lumière par exemple est une chose très difficile à maîtriser. Certains reflets aussi... J'aborde cet art avec beaucoup d'humilité car j'ai tout à y apprendre. Mais le plus important, c'est que cette activité m'apporte un épanouissement incroyable...

Et qu'en pense ton entourage?

Je dois dire que mes amis ont été surpris en voyant mes premières toiles. Surpris... de manière positive, entendons-nous ! (rires) Je ne sais pas s'ils disent cela pour me faire plaisir, mais ils les trouvent plutôt réussies. Toutefois, leurs préférences ne sont jamais les mêmes.

Est-il facile de reproduire une idée précise sur une toile?

Ca dépend. Parfois, j'ai une image en tête qui s'impose immédiatement sur un thème bien précis et je parviens à la réaliser assez rapidement sur la toile. A d'autres moments, en revanche, je reste face à la toile vierge sans savoir exactement comment matérialiser ce que je ressens au fond de moi. Mais le déclic arrive toujours, heureusement.

Combien de temps te faut-il pour la réalisation d'un tableau?

Ceux que j'ai déjà réalisés l'ont été sur deux ou trois jours. Je dirais que chaque tableau est le fruit d'une vingtaine d'heures de travail. Mais je pense que j'y consacrerai de plus en plus de temps pour soigner davantage les détails, et enrichir les compositions.

Quel est le but de cette nouvelle passion?

Me faire plaisir avant tout !... Exprimer toutes sortes de choses qui sont en moi. Quand je suis face à mon chevalet et que je commence un tableau, je ressens un vrai bonheur, un sentiment de liberté et de plénitude que je n'aurais jamais imaginés aussi intenses. Je suis comme dans une bulle et j'oublie totalement les heures qui passent.

Pouvons-nous espérer voir tes peintures lors d'un vernissage à Bruxelles ou à Metz?

Oh, la, la !... Je n'en suis pas encore là. J'ai encore beaucoup de chemin à faire, je crois. Mais, un jour, peut-être... On ne sait jamais. (Rires) Il faut toujours avoir des rêves un peu fous, non ? Mais ça n'est pas un objectif.

En télé, tu poursuis toujours ta collaboration avec Jean-Luc Bertrand sur RTL 9. Y-a-t'il de nouveau projets avec cette chaîne?

Non, rien de particulier. Je continue effectivement à présenter l'émission “Bienvenue chez vous” au côté de Jean-Luc, avec toujours autant de plaisir et d'enthousiasme. Les sujets et les invités sont très diversifiés et c'est un travail réellement agréable. On ne s'ennuie jamais !...

On ne peut pas terminer cette interview sans parler de la Belgique et de RTL TVI. Rien à l'horizon pour le moment?

Non, même si les portes restent ouvertes, je le sais. Mais encore faut-il trouver le bon projet au bon moment... Les choses arriveront quand elles devront arriver. A la télé aussi, j'ai besoin de travailler avec passion.

Propos recueillis par Fabrice Staal - Photo : F. Staal